En bref
L’Observatoire mesure, deux fois par an, comment les rédactions de France, de Belgique, de Suisse et du Québec signalent publiquement leur usage de l’intelligence artificielle. La méthode est publique. Chaque média observé dispose d’un droit de réponse.
L’enjeu
Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act impose d’indiquer qu’un texte d’intérêt public a été généré ou modifié par une IA. L’obligation tombe si le texte a fait l’objet d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial, et si une personne physique ou morale en assume la responsabilité éditoriale. La transparence sur l’IA devient aussi une question de conformité pour les rédactions.
Les rédactions publient-elles une charte IA ? Signalent-elles l’IA dans leurs articles ? Déclarent-elles un contrôle humain ? À notre connaissance, aucune étude ne mesure ces pratiques de façon suivie et comparable. L’Observatoire produit cette mesure.
Ce que nous mesurons
Pour chaque média observé, nous relevons des indicateurs simples et vérifiables :
- l’existence d’une charte ou d’une politique IA publique, et sa facilité d’accès ;
- la présence d’une mention de transparence dans les contenus, articles comme images ;
- la forme de cette mention, d’une page dédiée à une étiquette sur les images de synthèse ;
- le périmètre d’usage déclaré, quand il est précisé ;
- la mention d’une validation humaine avant publication ;
- la référence éventuelle à l’AI Act ou à son article 50.
Chaque constat est consigné avec sa date et l’adresse de la page consultée. Un autre observateur peut refaire la mesure.
Méthode
L’Observatoire repose sur une revue manuelle d’un échantillon raisonné de médias francophones. Nous observons les contenus publics, visibles par n’importe quel lecteur. Les déclarations des rédactions ne servent pas de source.
Le périmètre couvre quatre territoires : France, Belgique, Suisse et Québec. La cadence est semestrielle. Chaque édition publie la grille d’indicateurs, la composition de l’échantillon et la date de collecte.
Garde-fous
L’Observatoire est porté par Verbatim, qui vend des agents d’IA pour la recherche, l’analyse et l’écriture, notamment aux rédactions. Trois règles en découlent :
- aucun palmarès à charge ;
- un droit de réponse pour chaque média ;
- aucune donnée inventée.
Première édition
La première édition est en préparation. Nous ne publierons aucun chiffre avant une collecte menée selon cette méthode. D’ici là, cette page décrit le cadre de l’étude.
Contribuer ou être prévenu
Vous publiez une charte IA ou une mention de transparence ? Signalez-nous une page, exercez un droit de réponse ou demandez à recevoir la première édition.