En bref
Des outils d’IA font déjà une partie du travail des rédactions : transcription, veille, recherche dans les documents, premiers jets. Ils peuvent aussi inventer un fait. Depuis le 2 août 2026, l’AI Act impose de signaler un texte d’intérêt public généré par IA, sauf si un humain l’a examiné et si la rédaction en assume la responsabilité.
La question revient dans les rédactions depuis l’arrivée des IA génératives. Pour y répondre, il faut regarder les tâches qui composent le travail d’un journaliste.
Les tâches que l’IA prend en charge
Une partie du travail d’un journaliste consiste à transcrire des entretiens, reprendre des dépêches, chercher des coordonnées, lire des documents, suivre des sources et mettre des textes au format. Des outils d’IA font aujourd’hui une grande part de ces tâches. Des agents d’IA peuvent les enchaîner sur un même sujet, pendant des heures.
Ce que l’IA fait mal
Une IA générative produit un texte plausible. Elle peut inventer un fait, une citation ou une source. En octobre 2025, une étude de l’Union européenne de radio-télévision et de la BBC a relevé au moins un problème important dans 45 % des réponses de quatre assistants à des questions d’actualité. Un texte produit par IA doit donc être vérifié avant publication.
Ce que la loi exige
Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act impose d’indiquer au public qu’un texte d’intérêt public a été généré ou manipulé par une IA. L’obligation ne s’applique pas après un examen humain ou un contrôle éditorial, si une personne physique ou morale assume la responsabilité éditoriale de la publication.
Les lignes directrices de la Commission européenne précisent ce qu’est un examen humain. Il porte sur le fond du texte et il est mené par une personne compétente dans le domaine. La vérification des faits en est le minimum. Une correction d’orthographe ou une validation de pure forme ne suffit pas.
Comment travaillent les agents de Verbatim
Verbatim donne au journaliste une équipe d’agents d’IA. Le journaliste décrit son sujet en langage courant. Les agents cherchent sur le web et dans les registres publics, lisent les documents du projet, suivent les sources jour et nuit, transcrivent les entretiens et écrivent un premier jet dans le style du journaliste. Ils travaillent sur un même projet pendant des heures ou des semaines.
Chaque fait reste relié au passage exact dont il vient. Verbatim vérifie chaque phrase face à ces sources et rejette toute affirmation qu’il ne peut pas rattacher. Il enregistre l’origine de chaque ligne : le journaliste, l’IA ou une source.
Le journaliste voit ce que fait chaque agent, à chaque étape. Il peut tout arrêter ou tout défaire. Aucun texte n’est publié sans son accord.
Questions fréquentes
L’IA va-t-elle supprimer des postes en rédaction ?
Cela dépend des choix de chaque média. Les agents de Verbatim travaillent sur les projets que leur confie un journaliste. Aucun texte n’est publié sans son accord.
Comment vérifier ce qu’une IA écrit ?
Rattacher chaque affirmation à sa source. Recopier les citations à l’identique. Enregistrer l’origine de chaque passage. Faire valider chaque texte par un journaliste avant publication.