En bref
Un assistant de recherche IA cherche sur le web ou dans vos documents, les lit et rédige une synthèse avec ses sources. Un bon outil montre le passage derrière chaque affirmation, pour que vous puissiez le vérifier. En octobre 2025, une étude de 22 médias de service public a relevé au moins un problème important dans 45 % des réponses d’assistants d’IA sur l’actualité. Choisissez un outil sur ses sources, sur le traitement des documents privés et sur le lieu où il stocke vos données.
Ce guide présente ce que font les assistants de recherche IA en 2026, les critères pour en choisir un et les erreurs à contrôler avant d’utiliser leurs réponses. Il se termine par la façon dont les agents de Verbatim mènent une recherche.
Ce que fait un assistant de recherche IA
Un assistant de recherche IA reçoit une question et rend une réponse construite à partir de sources. En 2026, ces outils couvrent quatre tâches.
- Chercher. L’outil interroge le web et indique les pages utilisées. Selon ses pages d’aide au 17 octobre 2026, Perplexity cherche sur internet en temps réel, et chaque réponse comporte des citations numérotées qui renvoient aux sources d’origine.
- Lire un corpus. L’utilisateur charge des documents et les interroge. Google a renommé NotebookLM en Gemini Notebook en juillet 2026. Selon ses pages d’aide, l’outil accepte des PDF, des sites web, des vidéos YouTube, des fichiers audio, des Google Docs et des Google Slides, et ses réponses portent des citations intégrées qui renvoient à ces sources.
- Synthétiser. L’outil condense des dizaines de pages en une note, une chronologie ou un tableau comparatif.
- Citer. L’outil associe une référence à chaque affirmation, sous forme de lien, de numéro de page ou d’extrait.
Les agents d’IA ajoutent une cinquième tâche, le travail dans la durée. Un agent suit un sujet pendant des semaines, lit les nouveaux documents à leur arrivée et signale ce qui a changé. Il peut aussi lire des milliers de pages d’un seul tenant et les recouper.
Comment choisir un assistant de recherche IA
Six critères distinguent les assistants de recherche.
- Des sources visibles. Chaque affirmation doit renvoyer au passage exact, avec la page ou le paragraphe. Une liste de sites en fin de réponse ne permet pas de vérifier un fait précis.
- Des citations exactes. Une citation doit reproduire l’original mot pour mot. Comparez quelques citations avec leur source avant de vous fier à l’outil.
- Les documents privés. Vérifiez les formats lus par l’outil, le nombre de pages accepté et la durée de conservation de vos fichiers.
- L’hébergement et l’entraînement. Les conditions d’utilisation indiquent où les données sont stockées et si elles servent à entraîner les modèles de l’éditeur. Ces conditions varient parfois entre offres gratuites et payantes. La page d’aide de Gemini Notebook indique par exemple que les données ne servent pas à entraîner l’outil, sauf si l’utilisateur envoie un retour, auquel cas Google peut examiner l’échange complet.
- La langue. Un outil qui cherche surtout en anglais peut manquer des sources publiées dans d’autres langues. Testez-le dans la langue de votre sujet. Gemini Notebook indique prendre en charge plus de 80 langues.
- Le travail dans la durée. Une question ponctuelle convient à un outil de recherche. Un sujet qui évolue sur plusieurs mois demande un outil qui surveille les sources et rassemble tous les documents du projet.
Tester un assistant avant de s’y fier
Testez l’outil sur un sujet que vous connaissez bien. Une dizaine de questions suffisent pour le juger.
- Posez une question dont vous connaissez la réponse, et ouvrez chaque source citée.
- Vérifiez que chaque passage dit ce que la réponse affirme.
- Vérifiez que la source citée est la publication d’origine.
- Posez une question dont la réponse ne figure dans aucun de vos documents, et regardez si l’outil le signale.
- Chargez un long document et demandez un chiffre situé à une page précise.
- Demandez une citation et comparez-la mot pour mot avec l’original.
Notez les réponses dans un tableau, avec la date du test. Faites le même test sur chaque outil envisagé. Les résultats montrent à quel outil confier quelle tâche.
Les limites : citations inventées et sources mal lues
Plusieurs études mesurent la façon dont les assistants d’IA traitent les sources.
En octobre 2025, l’Union européenne de radio-télévision (UER) et la BBC ont publié l’étude News Integrity in AI Assistants. Des journalistes de 22 médias de service public, dans 18 pays, ont évalué plus de 3 000 réponses de ChatGPT, Copilot, Gemini et Perplexity, en 14 langues. Parmi ces réponses, 45 % présentaient au moins un problème important. De graves problèmes de sources touchaient 31 % d’entre elles, avec des attributions absentes, trompeuses ou incorrectes. Des erreurs d’exactitude majeures, dont des détails inventés et des informations dépassées, touchaient 20 % des réponses.
En mars 2025, la Columbia Journalism Review a publié un test de huit outils de recherche par IA, mené par le Tow Center for Digital Journalism. Les chercheurs ont donné à chaque outil des extraits d’articles de presse et lui ont demandé d’en retrouver le titre, l’éditeur, la date et le lien. Sur 1 600 requêtes, les outils ont donné une réponse fausse dans plus de 60 % des cas. La plupart présentaient leurs erreurs avec assurance. Certains produisaient des liens qui menaient à des pages d’erreur, et les outils attribuaient souvent l’article à une copie republiée par un autre site au lieu de l’éditeur d’origine.
Les citations inventées apparaissent aussi devant les tribunaux. La base de données tenue par Damien Charlotin recense les décisions de justice dans lesquelles une partie s’est appuyée sur un contenu inventé par une IA, le plus souvent de fausses citations. Elle comptait 2 199 cas au 16 octobre 2026.
Un lien placé à côté d’une affirmation ne prouve pas que la source dit ce que la réponse affirme. Chaque citation et chaque chiffre doivent être vérifiés sur l’original avant usage. Notre glossaire définit l’hallucination d’une IA.
Les bonnes pratiques, quel que soit l’outil
Six habitudes limitent le risque, quel que soit l’outil.
- Rangez ensemble, dans vos notes, la question, la réponse, les sources et la date.
- Ouvrez l’original de chaque source que vous comptez utiliser.
- Copiez les citations depuis le document d’origine, jamais depuis la synthèse de l’assistant.
- Notez la page ou le minutage de chaque passage.
- Traitez toute affirmation sans source comme une piste à vérifier.
- Gardez les documents confidentiels hors des outils dont vous n’avez pas lu les conditions.
Ces règles valent pour tous les outils, Verbatim compris.
La recherche avec Verbatim
Verbatim vous donne une équipe d’agents IA, du premier indice au texte final. Vous décrivez votre sujet en langage courant. Les agents cherchent, lisent et suivent vos sources, pendant des heures ou des semaines. Chaque fait reste relié à sa source, et vous décidez de tout.
- L’agent de lecture cherche sur le web et dans les registres publics, et lit jusqu’à 40 000 pages de vos documents. Il répond avec la page exacte.
- L’agent de veille suit des centaines de sources jour et nuit, dont la presse, les registres publics, les décisions officielles, les réseaux sociaux et les sites que vous ajoutez. Il signale ce qui change votre sujet, avec le passage qui le prouve.
- La vérification rapproche chaque affirmation, qu’il s’agisse d’un chiffre, d’un fait, d’une citation ou d’une accusation, de sa source et de l’extrait exact. Chaque affirmation reçoit un statut : vérifiée, contredite, dépassée ou non concluante. Une citation trouvée seulement dans un résumé d’IA n’est jamais comptée comme vérifiée.
- L’analyse de données relie chaque chiffre à ses cellules d’origine.
- La transcription traite les fichiers audio et vidéo, les enregistrements faits dans l’application et les entretiens en direct. Elle sépare les voix et horodate chaque passage, et les citations sont copiées mot pour mot.
- L’agent Personnes trouve qui connaît le sujet et comment le joindre.
- L’écriture transforme la recherche en note, en rapport ou en synthèse, dans votre style, appris sur vos textes publiés.
Plusieurs agents travaillent en parallèle sur un même projet et vérifient le travail les uns des autres. Une information trouvée par l’agent de lecture est rapprochée de sa source avant d’arriver dans vos notes. Verbatim vérifie chaque phrase face aux sources du projet et rejette toute affirmation qu’il ne peut pas rattacher.
Verbatim teste les modèles de plusieurs laboratoires sur chaque tâche et retient celui qui la fait le mieux. Verbatim a développé sa propre technologie pour relier chaque fait à sa source. Vos documents sont hébergés et traités en Europe, et ils ne servent jamais à entraîner une IA tierce. Une app iPhone arrive bientôt, ainsi que Verbatim dans Claude et ChatGPT.
Le journalisme est le premier métier servi par Verbatim, parce qu’il exige une source pour chaque phrase. Les mêmes agents travaillent pour les chercheurs, les analystes et les auteurs, sur leurs propres corpus. VerbatimAgent coûte à partir de 49,95 € TTC par mois, avec 14 jours d’essai gratuit.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure IA pour faire des recherches ?
Le meilleur outil dépend de la tâche. Pour une question rapide, un outil de recherche qui cite ses sources suffit. Pour un grand ensemble de documents ou un sujet qui évolue sur plusieurs semaines, choisissez un outil qui lit tout le corpus, montre le passage exact derrière chaque fait et stocke vos données selon des conditions que vous avez lues.
Une IA peut-elle inventer des sources ?
Les outils d’IA peuvent attribuer une affirmation à la mauvaise source, produire des liens cassés ou inventer des références. Dans un test publié en 2025 par le Tow Center for Digital Journalism, huit outils de recherche par IA ont donné une réponse fausse dans plus de 60 % des cas quand on leur demandait la source d’un extrait d’article. Ouvrez chaque source avant de l’utiliser.
Peut-on utiliser un assistant de recherche IA sur des documents confidentiels ?
Lisez d’abord les conditions d’utilisation. Elles indiquent où les documents sont stockés, combien de temps ils sont conservés et s’ils servent à entraîner les modèles de l’éditeur. Ces conditions peuvent varier entre offres gratuites et payantes. Verbatim héberge et traite les documents en Europe et ne les utilise jamais pour entraîner une IA tierce.
Comment vérifier les citations d’une IA ?
Ouvrez chaque lien et retrouvez le passage. Vérifiez qu’il dit ce que la réponse affirme, qu’il vient de la publication d’origine et qu’il est toujours d’actualité. Copiez les citations depuis le document d’origine, jamais depuis la synthèse.
Sources
- UER, présentation de l’étude « News Integrity in AI Assistants », 22 octobre 2025 (en anglais)
- Columbia Journalism Review, Tow Center, test de huit moteurs de recherche par IA, 6 mars 2025 (en anglais)
- Damien Charlotin, base de données des décisions de justice sur les hallucinations d’IA (en anglais)
- Perplexity, fonctionnement de l’outil (en anglais)
- Aide Gemini Notebook, présentation de l’outil (en anglais)
- Google, NotebookLM devient Gemini Notebook, 16 juillet 2026 (en anglais)